Dans le cadre de la campagne présidentielle, les grands partis de gouvernement font des PME et de l’innovation une priorité. Le Comité Richelieu, association française des PME innovantes, s’en félicite alors qu’aujourd’hui les dirigeants de PME ont, dans leur majorité, une vision pessimiste sur leurs perspectives pour 2012. Ils estiment que la crise actuelle est plus dure que celle de 2008. Le Comité Richelieu souhaite prendre ses responsabilités dans le débat qui s’annonce. Il publie à cette fin un Livre Blanc sur ses propositions chiffrées en faveur des entreprises d’innovation et de croissance. Le Comité Richelieu avance 10 propositions structurées autour de 3 axes majeurs : 1. le statut des entreprises innovantes, 2. le financement de ces entreprises, 3. leur accès à la commande publique et privée.

En termes d’actions, le comité propose la création d’un nouveau statut d’entreprises innovantes, Entreprise d’Innovation et de Croissance (EIC) et plaide pour la création d’une structure de Médiation et de Coordination de l’Innovation.

Il avance des mesures financières qui ont pour vocation première de renforcer les fonds propres des PME innovantes françaises tout au long des phases de leur développement. Celles-ci permettraient d’apporter une réponse aux dirigeants qui constatent aujourd’hui un ralentissement dans les décisions bancaires (50%) mais aussi un durcissement de la part des banques (55%). Ces résultats issus du sondage sur « les PME et la conjoncture », réalisé entre les 5 et 7 décembre 2011 auprès de 395 personnes seront publiés en marge du Livre Blanc par le Comité Richelieu. Parmi les actions proposées, notons : un cadre pour l’investissement direct des particuliers, la volonté de transparence fiscale, la création du 1 % innovation pour orienter l’épargne collectée par les institutionnels vers les entreprises, faire évoluer le Crédit d’impôt recherche, vers un dispositif plus tourné vers les PME et l’innovation.

Enfin, le Comité Richelieu demande un engagement clair et ferme du gouvernement français à faciliter l’accès des entreprises innovantes à la commande publique avec un objectif de 25 % des achats publics en volume accordé aux EIC. Il souhaite également organiser l’adhésion systématique des grands comptes publics au Pacte PME (charte de bonnes pratiques entre grands comptes et PME, initiée par le Comité Richelieu).

Face à la légitime contrainte budgétaire, le Comité Richelieu fixe comme objectif le maintien de l’enveloppe de dépense publique en faveur des entreprises innovantes au niveau de 2010, soit environ 9 milliards d’euros, avec, en parallèle, un fort accroissement de l’effort de financement privé. Cette politique doit permettre d’accroître les fonds apportés aux EIC de plus de 5 milliards d’euros par an, avec un apport complémentaire significatif pour les autres start-up et PME.

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